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La Fonderie, rénovée en 2007, lieu d'étude, d'art, d’exposition...

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La Ville de Mulhouse vous propose de voir la ville en direct depuis la place de la Réunion, située en plein cœur du centre historique.

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La ville industrielle des XIXe et début XXe siècle

L’essor du machinisme et la multiplication des manufactures conduisent à franchir les limites du noyau ancien de la ville. Le développement industriel s’accompagne d’une augmentation de la population, conduisant à d’importantes opérations urbanistiques : c’est la création du Nouveau quartier (l’actuel place de la Bourse et les rues avoisinaantes) pour les capitaines d’industrie, du lotissement de la rue Magenta pour la bourgeoisie et de la Cité pour les ouvriers.

Le Nouveau quartier (place de la Bourse et alentours)

Place de la BourseA partir de 1825, les grands industriels de la ville s’installent à l’extérieur de la vieille ville, s’éloignant des manufactures. Des industriels et des financiers (dont Nicolas Kœchlin) fondent en 1827 la société du Nouveau quartier. Son but : réunir les fonds, acquérir les terrains et construire des immeubles. Le Nouveau quartier voit le jour à proximité du canal du Rhône au Rhin.

Cette opération urbanistique de grande envergure (qui suppose la création de nouvelles rues) est l’œuvre des architectes strasbourgeois Fries et Stotz. Ils s’inspirent de la réalisation de la rue de Rivoli à Paris par les architectes Percier et Fontaine.

Les immeubles de la place de la Bourse sont situés autour d’un jardin triangulaire, qui, à l’origine était privé. Ils comprennent au rez-de-chaussée une galerie bordée d’arcades en plein cintre avec colonnes et balcon continu au premier étage. 110 colonnes forment une exceptionnelle promenade à colonnades et donnent à la place un aspect néo-classique italien. Le fond de la place est fermé par un long bâtiment, divisé à l’origine en trois corps, avec la Société industrielle au centre. Les bâtiments contigus étaient les hôtels particuliers de Nicolas Kœchlin et de la famille Dollfus.

Le lotissement rue Magenta

Rue MagentaCe lotissement, destiné à la moyenne bourgeoisie, est construit en 1858-1859. Il fait partie de la structuration d’un quartier qui voit la construction de l’église Saint-Etienne, la couverture du fossé de la Sinne (qui constituait jusque-là une coupure dans le tissu urbain) et la création de la place de la Paix.

L’ensemble à l’architecture sobre et élégante est formé de cinq immeubles mitoyens construits dans le même alignement avec des hauteurs d’étages identiques de chaque côté de la rue. Chaque immeuble qui se fait face présente le même décor. Les immeubles mitoyens, eux, se distinguent par des décors différents mais dans une grande cohérence. La perspective de la rue se termine sur le chevet de l’église Saint-Etienne.

L’église Saint-Etienne

Eglise Saint etienneL’église Saint-Etienne, érigée entre 1855 et 1860, est l’œuvre de l’architecte municipal Jean-Baptiste Schacre. Sa construction est rendue nécessaire par l’augmentation importante de la population ouvrière (majoritairement catholique). L’unique église Sainte-Marie ne suffit plus.

De style néo-gothique, voulant s’inspirer des grandes cathédrales, l’église Saint-Etienne possède un portail avec un tympan sculpté figurant le Jugement dernier. L’ensemble, et tout particulièrement le chevet et ses cinq chapelles rayonnantes, est une incontestable réussite architecturale.

 

La Cité

A côté du Nouveau quartier, symbole des industriels de la première génération, la Cité, symbole des industriels de la seconde génération aux préoccupations philanthropiques et sociales, constitue la réalisation urbanistique la plus importante du XIXe siècle mulhousien. Elle apporte une réponse au manque de logements pour les ouvriers, contraints de résider loin de leur travail. En 1853, Jean Dollfus fonde la Société mulhousienne des cités ouvrières qui commence immédiatement la construction de logements. Les plans de la Cité sont dressés par l’ingénieur Emile Muller : il écarte l’habitat collectif au profit de la maison unifamiliale. 1243 maisons sont construites, sous trois formes principales : les maisons en bandes contigües (dos à dos) avec jardin devant la maison, les maisons en bandes entre cour et jardin et les maisons carrées divisées en quatre unités avec entrées individuelles et jardins (le fameux « carré mulhousien »).

Cité

Unique en Europe par sa précocité, son innovation dans la forme du bâti et surtout la possibilité d’accession à la propriété, la cité ouvrière de Mulhouse a servi de modèle à de nombreuses autres cités, en France et ailleurs…

 

Eglise saint JosephL’église Saint-Joseph est construite entre 1880 et 1882 sur le terrain donné par Jean Dollfus. Œuvre de l’architecte Jules Scherr, elle présente plusieurs particularités : sa structure métallique visible à l’intérieur de l’édifice rappelle aux ouvriers leurs ateliers d’usine ; son absence de parvis leur interdit de s’attrouper après la messe.

 

 

Ecole Thérèse

L’école Thérèse est construite en 1905 par l’architecte municipal Joseph Trumm. Cette école de style néo-renaissance ne ressemble à aucune autre. L’architecture soignée, avec ses décors sculptés représentant des allégories du travail et de la sagesse, rompt avec l’uniformité d’antan. Ultramoderne pour l’époque, elle traduit le nouveau regard porté à l’enfant et à son éducation : salles de dessin, de chant, de gymnastique, chauffage central, éclairage électrique. L’école Thérèse représente aussi un changement dans la structure scolaire : désormais les écoles de quartiers assurent l’intégralité de la scolarité et plus seulement les premières années.

 

DMC

DMC

C’est en 1800 que Daniel Dollfus crée Dollfus-Mieg et Cie (DMC) sur le ban de Dornach, tout près de Mulhouse. L’usine s’étend et, en 1812, une filature géante est construite à Mulhouse. Celle-ci existe toujours, alors que tous les bâtiments de Dornach ont disparu.

Le site actuel regroupe pour l’essentiel des bâtiments en brique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle et affiche une belle homogénéité : peu de formes architecturales, des bâtiments à usage strictement industriel (sheds et blocs en forme de barre essentiellement). Au sein de cet ensemble d’une grande sobriété, le réfectoire, alliant briques et bois, et le bureau central, à la façade en briques bicolores, marquent leur différence et affichent une belle élégance.

Le temple Saint-Etienne

Temple saint EtienneL’ancienne église Saint-Etienne, construite à la fin du XIIe siècle, puis agrandie au XIVe siècle, est devenue temple lors du passage à la Réforme en 1529. Les protestants, à l’instar des juifs qui avaient construit leur synagogue en 1849 et des catholiques qui avaient édifié l’église Saint-Etienne en 1860, souhaitent disposer d’un nouveau lieu de culte.

C’est ainsi que l’ancien temple est démoli en 1858. Les vitraux du XIVe siècle sont conservés et remis en place en 1905. L’architecte municipal Jean-Baptiste Schacre donne à son projet un caractère néo-gothique très riche, tout en privilégiant la simplicité du plan (absence de chœur). Le clocher de 97 mètres de haut, le plus haut de France pour un édifice protestant, est terminé en 1868. Ce temple n’exprime pas l’habituelle austérité des édifices protestants mais reflète plutôt la réussite économique des industriels.

Le théâtre

Théâtre de la SinneLe théâtre de la Sinne, construit en 1867 à l’instigation d’une société par actions, dote Mulhouse d’un vrai théâtre. La Ville le rachète en 1876 et l’agrandit en 1904, puis entre 1911 et 1913, le dotant d’une nouvelle scène et d’un avant-corps avec arcades. La salle s’inscrit dans la tradition des théâtres à l’italienne du début du XIXe siècle.
Ses stucs blanc et or dans les loges et de part et d’autre de la scène lui donnent une grande élégance. Les élévations extérieures sont imposantes : arcades en plein cintre, fronton avec les armoiries de la ville dans une couronne flanquée de cornes d’abondances, pilastres cannelés, sculptures de masques de théâtre...
Le théâtre comprenait un café-concert au sous-sol, l’Alcazar. Très à la mode au XIXe siècle, le café-concert, qui marque l’émergence d’une culture théâtrale plus populaire, voit se mélanger les classes sociales, à l’inverse du théâtre où le placement est hiérarchisé en fonction du rang social.

La synagogue

SynagogueLa communauté israélite est présente à Mulhouse dès la fin du XIIIe siècle. Cependant, après l’adoption exclusive du culte réformé en 1529, plus aucun juif n’est admis à résider en ville jusqu’à la réunion de Mulhouse à la France en 1798. Jusqu’à la construction de la synagogue en 1849, le culte juif est rendu dans une pièce d’un immeuble particulier ou dans divers locaux trop exigus. L’architecte Jean-Baptiste Schacre érige l’une des plus belles synagogues d’Alsace, jouant sur la couleur des différents matériaux comme le rose du grès ou le blanc de la pierre calcaire et sur la taille différenciée des fenêtres. Le décor affiche des références orientalisantes.

Le Rebberg

Situé au sud de la ville, le quartier du Rebberg témoigne de la réussite des industriels. Initialement lieu de villégiature, il devient le quartier résidentiel par excellence qui, à partir des années 1850 mais surtout des années 1885, voit éclore nombre de maisons de maîtres, maisons qui prennent peu à peu la place du vignoble. Ce quartier présente une diversité architecturale remarquable, avec diverses influences régionalistes (Touraine, Landes, Bourgogne..) qui côtoient des styles néo-renaissance, néo-classique, Tudor, ou même néo-mauresque.

Villa du HasenreinLa villa du Hasenrain (aujourd’hui bâtiment administratif de l’hôpital) est sans doute la première demeure d’habitation permanente du Rebberg. A l’origine maison de campagne, construite vers 1800 par Jean-Jacques Koechlin au lieu dit Hasenrain, elle est sans doute reconstruite vers 1850 par son fils André, le fondateur en 1826 de l’usine de constructions mécaniques AKC qui devient la SACM en 1872. Il en fait sa maison d’habitation permanente.
Construite en grès de Brunstatt, elle se compose d’un corps central comportant trois niveaux et flanqué de deux ailes perpendiculaires à un seul niveau. Le jardin qui s’étendait autrefois sur 12 hectares a été considérablement réduit consécutivement à la construction, dès 1898, des bâtiments de l’hôpital.

Villa néo-mauresqueLa villa néo-mauresque est unique à Mulhouse. Construite en 1901, elle se situe en retrait de la rue et dispose d’un jardin. La forme des ouvertures (en arcs outrepassés), la présence d’un dôme, d’une tour d’angle avec une corniche moulurée, de frises verticales et horizontales de carreaux imitant la mosaïque et d’un toit-terrasse donnent un style oriental à l’ensemble.

 

L’Ermitage est édifié en 1868 par l’architecte Frédéric-Louis de Rutté (celui qui a édifié le théâtre) pour l’industriel Alfred Kœchlin-Schwartz, propriétaire des filatures de laines peignées du même nom. La parcelle était auparavant occupée par un jardin avec vigne et parterre, kiosque et puits, servant de lieu de villégiature à un industriel habitant dans le centre de la ville. Ses façades richement ornées sont de style néo-renaissance. La loge du portier à l’entrée est traitée en châtelet : grand toit et imposante lucarne avec couronnement et tourelles rondes. L’ensemble montre clairement le statut de son propriétaire.
Vendue dès 1870, elle devient par la suite propriété de la Ville, qui y installe une école de plein air en 1906, puis une école d’horticulture en 1913. Depuis 1922, l'Ermitage est une maison d'enfants à caractère social, gérant notamment une pouponnière. Elle accueille de jeunes mères et leur(s)enfant(s) en situation de fragilité affective, psychologique et sociale.

Le Parc zoologique et botanique

Parc zoologique et botanique de Mulhouse

Le jardin botanique et zoologique est créé à l’initiative des industriels mulhousiens. Les travaux commencent en 1867 sous la direction de l’horticulteur Geiger. Ce « jardin du peuple » ouvre au public l’année suivante. Le but est double : permettre le délassement de la population mais aussi son éducation, tout en répandant des races d’animaux et de plantes des pays étrangers (plus de 1 000 plantes y sont entretenues et étiquetées). Le parc est agrandi plusieurs fois et se divise en trois parties : une zone forestière de 7 hectares avec une hêtraie très ancienne, le parc proprement dit (7,5 hectares) et une prairie inférieure (7,5 hectares également) aménagée vers 1950 qui reflète les considérations plus écologistes de la deuxième moitié du XXe siècle.
Consulter le site du Parc zoologique et botanique de Mulhouse 

Les casernes

Dès l’annexion de 1871, Mulhouse devient, par sa proximité avec la frontière, une ville de garnison importante : on compte 5 000 militaires pour 95 000 habitants. Plusieurs casernes sont ainsi construites au nord et à l’est de la ville entre 1874 et 1909.

La première d’entre elles est la caserne Lefebvre, érigée par Théodore Ecklin de 1874 à 1878. Les bâtiments disposés autour d’une vaste cour permettent de loger jusqu’à 2 000 soldats et leurs chevaux, ainsi que le matériel de campagne. Le corps de bâtiments, disposé selon un plan en quadrilatère avec des tours d’angle et des chaînes à bossages, rappelle les palais florentins du XVe siècle. Dans la cour est conservé le char du lieutenant Jean de Loisy, mort en 1944 en tentant de pénétrer dans la caserne dans laquelle s’était repliée 800 Allemands. Cette caserne est en cours de réhabilitation.

Caserne BarbanègreLa caserne Coehorn, bâtie en 1891, est transformée en cité administrative après la seconde guerre mondiale.
La caserne Barbanègre, construite pour la cavalerie de l’armée impériale allemande entre 1904 et 1907 a fait l’objet d’une belle réhabilitation en 2001 (programme de logements).
Enfin, la caserne Drouot (1906-1909) est la dernière à avoir été édifiée. Elle est destinée elle aussi à la cavalerie. Sa vingtaine de bâtiments, désaffectés en 1993, sont transformés en village artisanal (ouvert en 2007) et en programme mixte (logements et équipements publics).

 

Le tribunal d’instance

Tribunal

Témoin d’une administration allemande qui veut marquer sa présence par la construction de bâtiments prestigieux, le tribunal d’instance est construit entre 1899 et 1902 selon un plan en « V ».

Inspiré du gothique tardif et du style renaissance, présentant une profusion florale et bestiaire, il revêt un caractère rare en Alsace. Les façades arborent un décor abondant et très diversifié.

Le bâtiment conserve quasiment l’intégralité de ses décorations d’origine. Les vitraux du vestibule, l’escalier monumental aux rampes ornées d’animaux et les salles d’audience aux plafonds à caissons sont remarquables.

 

Le parc Salvator

Parc SalvatorLe parc Salvator est le premier parc public crée à Mulhouse en 1890. Couvrant deux hectares, il est aménagé sur l’emplacement de l’ancien cimetière de la ville, transféré en 1872. De style romantique, il possède un petit bassin traversé par un pont. C’est le parc du centre-ville qui contient la plus grande variété d’essences, dont beaucoup sont rares, tels le tulipier de Virginie, le cèdre de l’Atlas ou encore le Sophora du Japon.

Les Bains municipaux

Bains municipaux

L’augmentation de la population et la vogue grandissante des piscines en Allemagne à la fin du XIXe siècle conduisent la municipalité à construire de nouveaux bains municipaux à partir de 1911. Ces travaux, menés par l’architecte municipal Maurice Baumeister, s’inspirent des bains de Strasbourg et Colmar. Interrompus par la guerre, ils se terminent en 1925.

L’établissement comprend à l’origine deux bassins de natation, des bains médicinaux, des bains romains, des douches et baignoires privatives et même une salle de bains pour chiens ! Le décor extérieur d’aspect monumental, avec son avant-corps pourvu de colonnes et pilastres et de putti sculptés chevauchant des animaux aquatiques, est de style néoclassique. Le décor intérieur, avec ses stucs, ferronnerie et vitraux, est soigné bien qu’assez sobre. L’ambiance d’origine est totalement préservée. L’ensemble du bâtiment a conservé son équipement d’origine, de la robinetterie en laiton au réseau d’adduction d’eau, en passant par la chaudière construite par la SACM.

L’église Sainte-Jeanne d’Arc

Eglise Jeanne d'ArcTerminé en 1935, c’est sans doute l’édifice cultuel le plus imposant élevé en Alsace au XXe siècle. Son architecture s’inscrit dans la lignée des œuvres d’Auguste Perret. Sa structure en béton armé tranche avec les lieux de culte construits jusque-là. Elle conserve son décor peint et stuqué d’origine, typique des années trente. Le contraste est frappant entre le traitement plastique du clocher qui s’inspire clairement des tendances Art déco, concentrant les effets de couleurs et le reste de l’édifice qui présente des lignes très simples. A l’intérieur, les voûtes à caissons, le ciborium et la coupole de la croisée avec ses trompes en escalier, sont d’inspiration byzantine.

L’école Drouot

Ecole DrouotL’école Drouot s’inscrit dans une architecture de transition entre celle d’avant 1914 et celle d’après 1945. Construite à la veille de la seconde guerre mondiale, dans un quartier alors en plein développement – c’est l’époque de la construction de la cité Drouot -, ce bâtiment en briques est en totale symbiose avec son environnement urbain. Affichant la volonté de satisfaire aux préoccupations d’hygiène, de pédagogie et d’esthétisme, le bâtiment en brique avec corniches et appuis de fenêtres en grès des Vosges est un modèle d’équilibre et de symétrie. La cour de récréation de 2 300m², pourvue d’un préau couvert, est plantée d’arbres.