Ville d’art et d’histoire

Label Ville d'art et d'histoire

Logo Ville et pays d'art et d'histoireMulhouse est labellisée Ville d’art et d’histoire depuis 2008. Ce label d’excellence pour un patrimoine d’exception est décerné par le ministère de la Culture. Mulhouse est la première ville alsacienne à s’être vu décerner ce label. Elle est membre d’un réseau qui comporte actuellement 190 territoires (villes ou pays d’art et d’histoire).

Toutes les d’actions de valorisation du patrimoine proposées par la Maison du Patrimoine se font dans le cadre du label Ville d’art et d’histoire : expositions, brochures, visites découvertes individuelles ou en groupe, actions jeune public (ateliers, projets pédagogiques), Journées européennes du patrimoine…

Patrimoine

Mulhouse abrite un riche patrimoine, reflet d’une histoire singulière. Il ne se résume pas aux 18 bâtiments inscrits ou classés au titre des monuments historiques, parmi lesquels la chapelle Saint-Jean du XIIIe siècle, l’hôtel de Ville du XVIe, la maison Loewenfels du XVIIIe, le temple Saint-Etienne et le Réfectoire de DMC du XIXe, les Bains municipaux  et le bâtiment annulaire du XXe.  Retrouvez ces bâtiments dans la brochure Laisser-vous conter Mulhouse – les bâtiments prestigieux.

Il comprend également entre autres :

  • la cité ouvrière édifiée à partir du milieu du XIXe au nord de la ville,
  • le quartier du Rebberg, le quartier des industriels, qui se développe une trentaine d’années plus tard au sud de la ville,
  • des bâtiments industriels tels ceux de DMC ou de l’ex SACM,
  • des casernes qui s’implantent au nord-est de Mulhouse durant la période de l’Annexion,
  • le magnifique théâtre de la Sinne,
  • et plus récemment de la Tour de l’Europe, véritable symbole de la ville.

Il inclue aussi un riche patrimoine naturel, en grande partie hérité du XIXe, à l’instar du parc zoologique et botanique ou du parc Salvator.

Histoire de Mulhouse

Mulhouse nait assez tardivement. L’occupation permanente n’y est attestée qu’à partir du IXe siècle. Le site naturel, marécageux, est en effet peu favorable à l’implantation humaine.

La présence de l’eau – le territoire est traversé par l’Ill et la Doller – devient un avantage dès lors que celle-ci peut être utilisée à produire de la force hydraulique pour faire tourner des moulins et assurer la subsistance d’une population. Une légende attribue d’ailleurs la naissance de Mulhouse au mariage d’un soldat blessé avec la fille du meunier qui l’avait recueilli.

Au-delà de la légende, le nom de Mulhouse (ou plutôt Mülhausen, « les maisons du moulin »), vient de la présence d’un moulin. La roue constitue toujours le symbole de la ville.

C’est sans doute sous l’impulsion de l’empereur Frédéric Barberousse que le village se développe au XIIe siècle, puis devient une véritable ville, qui s’entoure d’un rempart vers 1225.

Ville libre d’empire à partir de 1308, Mulhouse n’a de cesse de préserver son indépendance. Elle se rapproche de villes suisses à partir de 1466 et finit par s’allier avec les 13 cantons helvétiques en 1515. Le traité de Westphalie (1648) lui reconnaî le statut de république indépendante, statut qu’elle conserve jusqu’en 1798, date de sa réunion à la France.

Entre-temps, en 1746, s’est créée la première manufacture d’impression sur étoffes. L’activité textile se développe rapidement et transforme progressivement la physionomie de la ville.

Dès la fin du XVIIIe, Mulhouse étouffe dans son carcan médiéval : à partir de 1809 les remparts sont détruits. Les usines textiles qui se mécanisent s’implantent en dehors du noyau historique, tandis qu’en 1826 la ville s’agrandit au sud par la construction d’un quartier résidentiel pour les capitaines d’industrie, le « Nouveau quartier », et au nord par celle de la cité ouvrière (à partir de 1853).

Les infrastructures de transports se développent : creusement du canal du Rhône au Rhin et aménagement d’un bassin face à la gare, mis en service en 1829 ; création de lignes de chemin de fer reliant Mulhouse à Thann en 1839, à Strasbourg et Bâle en 1841, à Paris en 1859. C’est ainsi que Mulhouse devient la «Manchester française », la ville aux 100 cheminées.

La défaite de 1870 entraîne l’Annexion de l’Alsace et donc de Mulhouse par l’Allemagne. Après une période d’adaptation, l’industrie reprend son expansion, entraînant celle de la ville. Le Nouveau Bassin, nouveau port de Mulhouse, est mis en service en 1872. De nouvelles usines textiles s’installent à proximité, ainsi que dans la partie nord de la ville. L’urbanisation du nord-est de la ville se fait également par la construction d’immeubles destinés au logement des ouvriers, telle la cité Wolf. A l’est, le quartier du Nordfeld prend son essor.

A partir des années 1880, l’urbanisation se fait au sud sur la colline du Rebberg : les capitaines d’industries y construisent de somptueuses villas entourées de parcs, qui font peu à peu disparaître la vigne. L’extension de la ville se fait aussi à l’ouest, par le rattachement du village de Dornach en 1914.

Dans la période de l’entre-deux-guerres, le tissu urbain se densifie. De nombreux logements sociaux sont construits telles les cités Brustlein, Haut Poirier, Drouot.

Après les reconstructions consécutives aux bombardements de 1944 qui donnent lieu à des réalisations exemplaires comme le bâtiment annulaire, de grands ensembles  voient le jour : la cité Jean Wagner et ses 13 barres d’immeubles, puis à l’Ouest dès 1962 , le quartier des Coteaux, avec ses 22 immeubles. Entre temps, Mulhouse a intégré le village de Bourtzwiller en 1947.

A la fin des années 1980, un véritable projet urbain se met en place : les opérations de requalification urbaine et les réhabilitations de friches industrielles ou militaires prennent une place importante et donnent un nouveau visage au paysage urbain.

Avec près de 113 000 habitants, Mulhouse est aujourd’hui la plus grande ville du Haut-Rhin. Elle fait partie d’une communauté d’agglomération (Mulhouse Alsace Agglomération) regroupant 39 communes et 278 000 habitants en 2018.

A proximité de la Suisse et de l’Allemagne, Mulhouse est connectée à toute l’Europe grâce aux deux lignes de TGV et à l’Euro Airport, et se veut résolument un territoire d’innovation et de compétitivité.