Le capitaine Alfred Dreyfus, l’affaire Dreyfus, la commémoration de la réhabilitation d’Alfred Dreyfus
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La réhabilitation du Capitaine Dreyfus


La réhabilitation du Captaine DreyfusUn an après la déportation de Dreyfus le lieutenant-colonel Picquart, originaire de Strasbourg, découvre un télégramme qui révèle une correspondance entre un colonel allemand et le commandant français Esterhazy. Suite à cette découverte qui décharge le capitaine Dreyfus, le commandant Picquart demande l’aide du vice-président du Sénat, le Mulhousien Auguste Scheurer-Kestner. Ce dernier sera un ardent défenseur d' Alfred Dreyfus. Son attitude lui aura coûté la vice-présidence de la haute assemblée en 1898. La même année, Emile Zola publie son célèbre « J’accuse… ! » dans le journal « L’Aurore ». Ce qui vaudra au célèbre écrivain révolté par l’injustice de l'Affaire Dreyfus, d’être poursuivi pour diffamation et condamné à une année de prison à laquelle il échappe en s’exilant en Angleterre.

A ce moment là, le pays politiquement ancré à droite est divisé en deux, les dreyfusards politiquement de gauche qui défendent l’innocence de Dreyfus et les anti-dreyfusards généralement de droite qui l’accablent. Le 9 septembre 1899, suite à de vives réactions de l’opinion publique, le procès du capitaine Dreyfus est cassé. Le capitaine Dreyfus est à nouveau jugé coupable mais bénéficie cette fois de circonstances atténuantes. Il écope d’une peine de dix ans de prison. L’élection de Emile Loubet, le 19 septembre 1899 est favorable au capitaine Dreyfus qui est gracié. Il devra, cependant, encore attendre 7 ans avant d'être réhabilité dans l’armée et pour que la machination dont il a été victime soit enfin reconnue.

 

 

 

 

Le 21 juillet 1906 le commandant Dreyfus
est fait chevalier de la Légion d'honneur