1878
Alfred Dreyfus entre à l'Ecole polytechnique. Il a 21 ans.
1894
20 juillet : le commandant Esterhazy entre en contact avec l'attaché militaire allemand von Schwartzkoppen.
25 septembre : arrivée du "bordereau" à la Section de Statistique.
11 octobre : le "petit conseil" décide de l'arrestation du capitaine Dreyfus, stagiaire à l'Etat-Major.
19-22 décembre : Procès Dreyfus devant le Conseil de guerre de Paris. Alfred Dreyfus est reconnu coupable de trahison.

1895
5 janvier : dégradation de Dreyfus à l'Ecole militaire.

17 janvier : déportation vers l'île du Diable.
1896
Mars : arrivée du "petit bleu" à la Section de statistique. Enquête du lieutenant-colonel Picquart sur le commandant Walsin-Esterhazy, coupable du crime pour lequel a été condamné Dreyfus.
2 novembre : le commandant Henry remet à ses chefs les faux - contre Dreyfus - dont il est l'auteur.
1897
13 juillet : l'avocat Louis Leblois avertit Scheurer-Kestner des découvertes de Picquart sur l'innocence de Dreyfus.

15 novembre : Mathieu Dreyfus dénonce Esterhazy.
1898
10-11 janvier : Procès Esterhazy suivi d'un acquittement.

13 janvier : Publication de "J'Accuse… !" de Zola, dans L'Aurore.
14-15 janvier : Premières pétitions d'intellectuels.
7-23 février : Procès Zola. Lourde condamnation pour l'écrivain.
2 avril : La Cour de cassation annule le procès Zola.
30-31 août : arrestation et suicide d'Henry.
4 septembre : Esterhazy s'enfuit en Belgique puis en Angleterre.
26 septembre : le gouvernement Brisson saisit la Cour de cassation du procès Dreyfus de 1894.
1899
3 juin : arrêt de révision. Dreyfus est renvoyé devant le Conseil de guerre de Rennes.
7 août-9 septembre : Procès de Rennes. Dreyfus est reconnu coupable avec les circonstances atténuantes.
19 septembre : grâce présidentielle. Dreyfus est libre.

1906
12 juillet : la Cour de cassation réhabilite le capitaine Dreyfus.
13 juillet : lois réintégrant Dreyfus et Picquart dans l'Armée. Le temps de détention n'est pas compté à Alfred Dreyfus comme ancienneté.
21 juillet : le commandant Dreyfus est fait chevalier de la Légion d'honneur.
1914-1918
Mobilisation du commandant Dreyfus et affectation à la zone nord de Paris puis au front. Il terminera la guerre au grade de lieutenant-colonel et sera fait officier de la Légion d'honneur
1935
12 juillet : Mort d'Alfred Dreyfus à Paris au grade de lieutenant-colonel et sera fait officier de la Légion d'honneur.
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Dreyfus, le Mulhousien
Parmi les noms de français connus dans le monde entier, celui d'Alfred Dreyfus figure juste derrière celui de Napoléon Bonaparte. Sans aucun doute, ce capitaine d’artillerie né à Mulhouse en 1859 n’aurait jamais souhaité cette célébrité. Au cœur de la tourmente appelée « Affaire Dreyfus », il sera le symbole de la lutte contre l’antisémitisme et sera enfin réhabilité en 1906, il y a un siècle.
C’est à Mulhouse que tout débute, Mulhouse où Alfred Dreyfus savoure les joies de l’enfance, de la rue du Sauvage où il a vu le jour puis à deux pas, dans la rue de la Sinne où il joue avec ses frères.
Retour sur les pas d'Alfred Dreyfus à Mulhouse...
Alfred Dreyfus est né ici au-dessus du globe en 1859
Rue du Sauvage
Après avoir résidé rue de la Porte-de-Bâle, c’est à l’étage de la grande bâtisse située au croisement de la rue du Sauvage et de la Place des Victoires que s’installe en 1848 Raphaël Dreyfus et sa jeune épouse Jeannette Liebman. Le couple y comptera sept enfants dont le cadet, Alfred qui naît le 9 octobre 1859. Sa mère étant très souffrante, Alfred qualifié d’enfant délicat, curieux et persévérant, est confié à l’affection de ses sœurs et plus particulièrement de Henriette.
Rue Lavoisier
Associé au banquier suisse Jean Forçat et à l’industriel mulhousien André Koechlin, Raphaël Dreyfus développe largement son activité de négoce des tissus imprimés et brodés. Il fonde une société en commandite « Raphaël Dreyfus et Cie » et ouvre une grande filature de coton. Ses affaires sont florissantes. Deux bâtiments au 5 et au 44 rue Lavoisier abritent les activités industrielles de la famille.
Rue de la Sinne
Une épidémie de choléra emporte Berthe et Ernestine, deux des sœurs aînées d’Alfred alors que la famille est installée rue du Sauvage. La réussite économique de Raphaël Dreyfus lui permet de prétendre à plus de confort et il fait l’acquisition d’un immeuble de standing situé au 45 rue de la Sinne . C’est là, dans la cour situé à l’arrière de la demeure et donnant sur le passage du théâtre que le jeune Alfred et son frère Mathieu, d’un an son aîné, peuvent profiter des joies et de l’insouciance de l’enfance. « Mon enfance s’écoula doucement sous l’influence bienfaisante de ma mère et de mes sœurs, d’un père profondément dévoué à ses enfants, sous la protection de mes frères plus âgés » se souvient Alfred Dreyfus dans ses mémoires.
Rue de la Sinne - Alfred Dreyfus
45 rue de la Sinne à la belle époque
Ecole professionnelle Aldred Dreyfus
Ecole professionnelle d'Alfred Dreyfus Grand'rue
Grand’Rue
A l’âge de neuf ans, Alfred Dreyfus entre à l’école professionnelle de Mulhouse devenue par la suite le lycée moderne et technique. Cet établissement avait ouvert depuis une dizaine d’année plus tôt à l’initiative du ministre de l’instruction publique pour favoriser l’enseignement général et scientifique. Il a été largement soutenu par les industriels mulhousiens pour favoriser les études des enfants de la bourgeoisie mulhousienne. Trois ans plus, Mulhouse au cœur d’une Alsace annexée, Alfred Dreyfus quitte le lycée. Son père a décidé de quitter la région pour s’installer provisoirement à Carpentras.